Du rififi à Paris. On entend déjà plusieurs interrogations, des gens s’insurgeant et d’autres plutôt content… Mais qu’est ce qui agite autant la capitale en ce début de semaine ? Lundi, le Conseil de Paris a validé la création d’un espace naturiste. Une nouvelle qui n’est pas passée inaperçue.

Quand on a lu qu’une zone naturiste allait être créée d’ici l’été prochain dans Paris, on s’est dit qu’on allait faire face à une horde de personnes nues dans les rues. Mais, dans les faits, on est loin du compte. La Mairie de Paris envisage donc d’établir une zone où les naturistes pourraient être tranquilles lorsque les beaux jours arrivent. On est d’accord, il est plus facile d’être nu quand les températures se réchauffent. En hiver, on préfère porter une petite laine. Si cette proposition des écologistes a été votée, il faut néanmoins étudier sa faisabilité. Quelles seraient les conditions ? Comment fonctionnerait-elle ? Mais surtout où ?

Bruno Julliard, premier adjoint à la maire (PS) de Paris a avancé une hypothèse : « peut-être un des deux bois de Paris (Vincennes ou Boulogne), près d’un lac, avec un encadrement réglementé pour qu’il n’y ait pas de trouble à l’ordre public ». À l’étranger, des villes comme Berlin, Munich ou encore Barcelone ont d’ores et déjà aménagé des espaces. Alors, finalement, pourquoi pas nous ? La France compte quelques deux millions de naturistes. Pendant les vacances, ce chiffre double avec l’arrivée massive des touristes. On n’est pas la première destination mondiale de tourisme naturiste pour rien… Paris se met donc sur un créneau qui marche à l’heure où le tourisme est un peu en berne.

Ceux qui trépignent d’impatience de se dévêtir peuvent, pour le moment, se consoler à la piscine Roger LeGall qui ouvre son bassin aux nudistes trois fois par semaine. Le resto-nu qui a fait sensation à Londres cet été va également bientôt ouvrir ses portes à Paris. En attendant, il est à noter que l’on peut écoper d’une amende de 38 euros si l’on se trimbale seins nus ou en string dans les rues. Donc pour le moment, couvrez ce sein que je ne saurais trop voir.