La cuisine coréenne est un peu moins connue que les autres cultures asiatiques. Pourtant, elle se distingue par une grande subtilité et légèreté. En plein cœur du Ve arrondissement, La Table d’Hami nous fait découvrir des saveurs et associations qui ne nous laissent pas indifférents.

La Table d’Hami est un petit restaurant qui ne paie pas forcément de mine au premier abord. Situé en face de la sublime Grande Mosquée de Paris et d’une entrée du Jardin des Plantes, elle bénéficie du dynamisme du quartier. Une fois la porte poussée, c’est accueillis par le charmant propriétaire que nous nous installons. Que ceux qui ne connaissent pas bien la cuisine coréenne se rassurent, Jean nous explique tout et prend le temps de raconter les plats que l’on va déguster. Ainsi, on apprend que le classique bibimbap est un plat plus rural que le Japchae qui se consomme plus en ville. Dans ce dernier, les nouilles sont faites à partir de farine de patate douce (idéales pour les Noglu). 

C’est en entrée que l’on a dégusté ce plat et on a été très agréablement surpris ! Les goûts sont là. C’est parfaitement cuisiné. Les lamelles de légumes croquent et les pâtes sont douces à souhait. Côté traditionnel, les Mandous de porc sont aussi un succès. Justes dorés et parfaitement épicés, on en redemanderait !

Pour les plats, on ne peut que recommander le bibimbap dans sa cocotte bien chaude. Le propriétaire nous explique alors qu’il faut bien tout mélanger. Le Bulgogi de porc (barbecue coréen) est bien assaisonné. Pour accompagner tout cela, c’est un riz sauvage de Thaïlande qui a été choisi. Avec sa jolie couleur lie de vin, il  a du caractère. 

Si on n’a pu se laisser tenter par un dessert, la carte est assez alléchante et la création semble être au rendez-vous. Ce sera pour une prochaine fois ! On retournera certainement dans cette petite adresse bien pensée. 

La Table d’Hami, 5 rue Daubenton, 75005 Paris.